Harvey

Vita Simmons et sa fille Clémentine ne supportent plus la honte que leur inflige leur frère et oncle, Elwood P. Dowd. Celui-ci parle sans cesse de son ami Harvey, un grand lapin blanc de deux mètres, que personne d’autre que lui ne voit. Mais lorsque Vita accompagne son frère à l’asile, rien ne se passe comme prévu : les psychiatres laissent partir Elwood et pensent devoir interner sa soeur. Les quiproquos s’enchaînent et, alors que tous se lancent à la recherche d’Elwood, les limites entre mensonge et vérité, norme et folie, se font de plus en plus troubles.

Caligula

Ange en quête d’absolu ? Monstre sanguinaire ? Avant la guerre, Albert Camus conçoit Caligula, ainsi que Sisyphe ou Meursault (L’Étranger), comme un héros de l’Absurde. En 1945, la pièce est reçue comme une fable sur les horreurs du nazisme. Ses versions et ses mises en scène successives, l’évolution de la sensibilité du public ont contribué à faire de Caligula une des figures les plus troublantes de notre théâtre.

Hamlet (suivi de Le Roi Lear)

HAMLET suivi de « Le Roi Lear » drame William SHAKESPEARE – traduction de Yves Bonnefoy, 16h. – 2f. – personnages secondaires – Durée 2h30 – Les Éditions Gallimard, collection Folio classique n°1069

Dans Hamlet, Le roi du Danemark, père d’Hamlet, est mort récemment. L’oncle d’Hamlet Claudius a remplacé le roi défunt, et, moins de deux mois après, a épousé Gertrude, sa veuve. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils Hamlet qu’il a été assassiné par Claudius. 

14 hommes – 3 femmes – Dans Le Roi Lear, Le roi Lear tremble dans sa vieillesse et souhaite abandonner son trône pour qu’il puisse se retirer. Il exige que chacune de ses trois filles lui dise combien elle l’aime, afin qu’il puisse diviser son héritage sur eux.

 

Extrait d’Hamlet

“LE SPECTRE. Venge son meurtre horrible et monstrueux.

HAMLET. Son meurtre !

LE SPECTRE. Un meutre horrible ainsi qu’est toujours le meurtre, mais celui-ci horrible, étrange et monstrueux.

HAMLET. Vite, instruis-moi. Et d’une aile prompte, que l’intuition ou la pensée d’amour, je vole te venger.

LE SPECTRE. Je vois que tu es prêt. Et tu serais plus inerte que l’herbe grasse, qui pourrit sur les rives molles du Léthé, si mon récit ne t’émouvait pas : écoute, Hamlet, on a dit que, dormant dans mon verger, un serpent me piqua. Et tout le Danemark, est ainsi abusé, grossièrement, par cette relation, menteuse. Mais, sache-le, toi qui es jeune et qui es noble, sache-le : le serpent dont le dard tua ton père, porte aujourd’hui sa couronne. “ p 60

“HAMLET. Allez, allez, vous questionnez comme une dévergondée.

LA REINE. Comment ! Que dis-tu, Hamlet?

HAMLET. Eh bien, que me voulez-vous?

LA REINE. Oubliez-vous qui je suis?

HAMLET. Oh ! non, par la sainte croix ! Vous êtes la reine; du frère de votre mari vous êtes la femme, et, à mon grand regret, vous êtes ma mère. “ p 136

Extraits Le Roi Lear

“LEAR. Pour toi et pour les tiens et à jamais, voici un vaste tiers de notre beau royaume. Il vaut bien en grandeur et valeur et délices, celui qui est échu à Gonéril … Mais, notre joie, bien que notre cadette et la plus petite, toi dont les vins de France et le lait de Bourgogne, se disputent le jeune amour, que vas-tu dire, pour tirer un troisième lot qui soit plus riche, que celui de tes soeurs? Parles, veux-tu?

CORDÉLIA. Je ne dirai rien, monseigneur.

LEAR. Rien?

CORDÉLIA. Rien.

LEAR. De rien ne te viendra rien ! Parle encore.

CORDÉLIA. Pour mon malheur, je ne puis élever, mon coeur jusqu’à mes lèvres. J’aime votre Grandeur, comme c’est mon devoir, ni plus ni moins.

LEAR. Comment, comment, Cordélia ? Corrige un peu tes paroles, sinon tu gâtes tes chances.  » p 221

“LEAR. Je vais te dire … ( A Gonéril) Vie et mort ! Que je suis honteux, que tu aies ce pouvoir d’ébranler ainsi mon coeur d’homme, et de voir que ces larmes, qui jaillissent contre mon grè, te rendent digne d’elles ! Tempêtes, brouillards nocifs, flagellez-la ! Que les incurables blessures, de la malédiction d’un père te déchirent, en chacun de tes sens ! Vieux tendres yeux, si pour ce motif-là vous pleurez encore, je vous arrache et je vous jette, avec l’eau que vous répandez, pour attendrir la terre ! En sommes-nous donc là? Soit ! J’ai une autre fille qui, j’en suis sûr, est bonne et me consolera. Qui, apprenant ce que tu fis, viendra avec ses ongles, écorcher ta face de louve – Et tu verras, que je retrouverai cette majesté, que selon toi j’ai perdue pour toujours.  » p 255