Hamlet (suivi de Le Roi Lear)

HAMLET suivi de « Le Roi Lear » drame William SHAKESPEARE – traduction de Yves Bonnefoy, 16h. – 2f. – personnages secondaires – Durée 2h30 – Les Éditions Gallimard, collection Folio classique n°1069

Dans Hamlet, Le roi du Danemark, père d’Hamlet, est mort récemment. L’oncle d’Hamlet Claudius a remplacé le roi défunt, et, moins de deux mois après, a épousé Gertrude, sa veuve. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils Hamlet qu’il a été assassiné par Claudius. 

14 hommes – 3 femmes – Dans Le Roi Lear, Le roi Lear tremble dans sa vieillesse et souhaite abandonner son trône pour qu’il puisse se retirer. Il exige que chacune de ses trois filles lui dise combien elle l’aime, afin qu’il puisse diviser son héritage sur eux.

 

Extrait d’Hamlet

“LE SPECTRE. Venge son meurtre horrible et monstrueux.

HAMLET. Son meurtre !

LE SPECTRE. Un meutre horrible ainsi qu’est toujours le meurtre, mais celui-ci horrible, étrange et monstrueux.

HAMLET. Vite, instruis-moi. Et d’une aile prompte, que l’intuition ou la pensée d’amour, je vole te venger.

LE SPECTRE. Je vois que tu es prêt. Et tu serais plus inerte que l’herbe grasse, qui pourrit sur les rives molles du Léthé, si mon récit ne t’émouvait pas : écoute, Hamlet, on a dit que, dormant dans mon verger, un serpent me piqua. Et tout le Danemark, est ainsi abusé, grossièrement, par cette relation, menteuse. Mais, sache-le, toi qui es jeune et qui es noble, sache-le : le serpent dont le dard tua ton père, porte aujourd’hui sa couronne. “ p 60

“HAMLET. Allez, allez, vous questionnez comme une dévergondée.

LA REINE. Comment ! Que dis-tu, Hamlet?

HAMLET. Eh bien, que me voulez-vous?

LA REINE. Oubliez-vous qui je suis?

HAMLET. Oh ! non, par la sainte croix ! Vous êtes la reine; du frère de votre mari vous êtes la femme, et, à mon grand regret, vous êtes ma mère. “ p 136

Extraits Le Roi Lear

“LEAR. Pour toi et pour les tiens et à jamais, voici un vaste tiers de notre beau royaume. Il vaut bien en grandeur et valeur et délices, celui qui est échu à Gonéril … Mais, notre joie, bien que notre cadette et la plus petite, toi dont les vins de France et le lait de Bourgogne, se disputent le jeune amour, que vas-tu dire, pour tirer un troisième lot qui soit plus riche, que celui de tes soeurs? Parles, veux-tu?

CORDÉLIA. Je ne dirai rien, monseigneur.

LEAR. Rien?

CORDÉLIA. Rien.

LEAR. De rien ne te viendra rien ! Parle encore.

CORDÉLIA. Pour mon malheur, je ne puis élever, mon coeur jusqu’à mes lèvres. J’aime votre Grandeur, comme c’est mon devoir, ni plus ni moins.

LEAR. Comment, comment, Cordélia ? Corrige un peu tes paroles, sinon tu gâtes tes chances.  » p 221

“LEAR. Je vais te dire … ( A Gonéril) Vie et mort ! Que je suis honteux, que tu aies ce pouvoir d’ébranler ainsi mon coeur d’homme, et de voir que ces larmes, qui jaillissent contre mon grè, te rendent digne d’elles ! Tempêtes, brouillards nocifs, flagellez-la ! Que les incurables blessures, de la malédiction d’un père te déchirent, en chacun de tes sens ! Vieux tendres yeux, si pour ce motif-là vous pleurez encore, je vous arrache et je vous jette, avec l’eau que vous répandez, pour attendrir la terre ! En sommes-nous donc là? Soit ! J’ai une autre fille qui, j’en suis sûr, est bonne et me consolera. Qui, apprenant ce que tu fis, viendra avec ses ongles, écorcher ta face de louve – Et tu verras, que je retrouverai cette majesté, que selon toi j’ai perdue pour toujours.  » p 255

Le Choix d’un gendre

LE CHOIX D’UN GENDRE Comédie en 1 acte de LABICHE et DELACOUR

3 h. – 1 f. – Durée : 25 mn

François Trugadin, avant de marier sa fille au comte Emile de Montmeillan, a l’ingénieuse idée de s’engager comme domestique chez celui-ci, qui ne le connaît pas encore. Il peut ainsi l’étudier à loisir. Il a déjà décelé de sérieuses qualités chez ce jeune homme, mais il a surpris une liaison avec une chanteuse, la jolie Mandolina. Avec l’aide de son caissier, Bidonneau, que le hasard introduit dans ce jeu singulier, il arrive bien entendu à ses fins et engage son futur gendre à se conduire ainsi quand il aura à marier ses propres filles.