Le Médecin malgré lui

Présentation

Pour se venger d’avoir été battue par son mari Sganarelle, Martine le fait passer pour un médecin, mais si fantasque qu’il faut le bastonner pour qu’il accepte d’exercer son art. Contre toute attente, ce médecin malgré lui fait merveille. Au mois d’août 1666, la pièce rencontre un succès éclatant de

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Genres : Comédie
Thèmes : absurde déguisements farce médecine vengeance
Étiquettes :
Nb. de femmes

3
Nb. d'hommes

8
Nb d'interprètes

11

Auteur/Autrice

Molière

Auteur, metteur en scène et acteur français dont l'influence sur la dramaturgie contemporaine et postérieure est sans commune mesure avec celle de n'importe quel autre auteur, au point que son oeuvre est aujourd'hui encore la plus représentée.

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Sganarelle bat sa femme. Vexée et dans le but de se venger de son mari, Martine fait croire à deux serviteurs cherchant un médecin pour la fille de leur maître qu’elle connaît l’homme qui leur faut. C’est un excellent médecin, qui a accompli de nombreux miracles et dont la réputation n’est plus à faire. Contre toute attente, ce médecin malgré lui fait merveille. Au mois d’août 1666, la pièce rencontre un succès éclatant devant le public du Palais-Royal. C’est que Molière, au sommet de son art, combine avec éclat le vieil héritage de la farce française et la leçon de la commedia dell’arte, non sans emprunter à ses propres pièces antérieures. Simple assemblage de sources diverses ? Certainement non, mais une pièce construite pour mettre en valeur les exploits de Sganarelle joué par Molière lui-même, une pièce dont l’allant ne faiblit jamais et où le génie du dramaturge – acteur, farceur, metteur en scène – n’oublie jamais l’action. Lui-même nous l’avait dit : « Les comédies ne sont faites que pour être jouées. »

Extraits

“ SGANARELLE. Viens, viens, viens.

MARTINE. Non : je veux être en colère.

SGANARELLE. Fi ! c’est une bagatelle. Allons, allons.

MARTINE. Laisse-moi là.

SGANARELLE. Touchez, te dis-je.

MARTINE. Tu m’as trop maltraité.

SGANARELLE. Eh bien va, je te demande pardons; mets là ta main.

MARTINE. Je te pardonne; (elle dit le reste bas) mais tu me le payeras.

SGANARELLE. Tu es une folle de prendre garde à cela : ce sont de petites choses qui sont de temps en temps nécessaires dans l’amitié; et cinq ou six coups de bâton, entre gens qui s’aiment, ne font que ragaillardir l’affection. “

“SGANARELLE. Ah ! ne vous mettez pas en peine. Dites-moi un peu ce mal l’oppresse-t’il beaucoup?

GERONTE. Oui Monsieur.

SGANARELLE. Tant mieux. Sent-elle de grandes douleurs?

GERONTE. Forts grandes.
SGANARELLE. C’est fort bien fait. Va-t’elle où vous savez?

GERONTE. Oui.

SGANARELLE. Copieusement?

GERONTE. Je n’entends rien à cela.

SGANARELLE. La matière est-elle louable?

GERONTE. Je ne me connais pas à ces choses-là.
SGANARELLE. se tournant vers la malade Donnez-moi votre bras. Voilà un pouls qui marque que votre fille est muette.

GERONTE. Eh oui, Monsieur, c’est là son mal; vous l’avez trouvé tout du premier coup.

SGANARELLE. Ah, ahh !

JACQUELINE. Voyez comme il a deviné sa maladie.

SGANARELLE. Nous autres grands médecins, nous connaissons d’abord les choses. Un ignorant aurait été embarrassé et vous êut été dire « C’est ceci, c’est cela »; mais moi, je touche au but du premier coup, et je vous apprends que votre fille est muette. “

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