Architecture

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Étiquettes :
Nb. de femmes

4
Nb. d'hommes

5
Nb d'interprètes

9
Durée

120 min.

Auteur/Autrice

Pascal Rambert

Clôture de l’amour, la révélation Sa pièce Clôture de l’amour, créée au Festival d’Avignon en 2011 avec Audrey Bonnet et Stanislas Nordey connait un succès mondial. Le texte a reçu en 2012 le Prix de la Meilleure création d’une pièce en langue française par le Syndicat de la Critique et le Grand Prix de littérature […]

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Laisse-moi tranquille toi la même folie cette fureur cette envie de détruire le monde comme ta mère tu vas détruire le monde ? tu es le génie qui va détruire le monde c’est ça ? tu vas faire exploser le langage montrer que quand nous parlons nous ne disons rien ? forcer à regarder notre inanité dans cet attentat par la langue ? Architecture est une brutale histoire de famille. Un naufrage. Entre le début de la modernité, la Première Guerre mondiale et l’Anschluss. Une période de trente ans. Nourrie d’espoir. Égorgée dans un bain de sang. Où le langage lui-même perd tout sens. Où le langage meurt. Architecture montre comment les plus belles structures s’effondrent et finissent par engloutir leurs enfants les plus brillants. Architecture est un memento mori pour penser notre temps. Si les plus brillants n’ont pu empêcher le sang comment ferons-nous dans un temps peu armé comme le nôtre si le sang se présente à nouveau ? 

Extraits

JACQUES. tu te prends pour qui? dis-moi tu te prends pour qui? qui se comporte ainsi? qui a assez de haine en lui pour se comporter ainsi? tu veux qu’on parle de haine? c’est ça que tu veux? tu veux que devant tout le monde comme quand tu étais enfant je baisse ta chemise et frappe avec mes mots ton visage comme je frappais ton dos avec ma ceinture? » p 11

« AUDREY. aaaaaaah ahhhhhh j’ai mal j’ai mal ahhhhhh

DENIS/PASCAL. calme-toi calme-toi reviens arrête de courir comme ça

AUDREY. ahhhhhhhh ahhhhhhhh

DENIS/ PASCAL. lève-toi relève-toi elle se roule toujours par terre comme ça quand elle veut me faire du mal, excusez-moi excusez-la relève-toi

AUDREY. je veux mourir j’ai mal j’ai mal j’ai j’ai j’ai tu tu tuas tu as honte de de moi devant ta famille vous êtes ahhhhhhhhh tu ne veux rien de moi

DENIS/PASCAL. mais non mais si voilà calme-toi mon tout petit mon tout petit je je on va y arriver le temps passe tout écrase on fera l’amour on y arrivera

AUDREY. je n’y arrive pas je n’y arriverai jamais le Seigneur

DENIS/ PASCAL. laisse le Seigneur où il est s’il te plaît peut-être c’est moi on va y arriver voilà calme calme excusez-la » p 39

MARIE-SOPHIE. vous êtes des gens intelligents je pensais qu’on arriverait à s’entendre

DENIS/PASCAL. prendre la place d’une morte parce que quand même c’est ça tu as pris la place de ma mère à un moment on peut le dire

MARIE-SOPHIE. je n’ai pris la place de personne est-ce que l’amour que je porte à votre père ne rachète

DENIS/PASCAL. rien ne rachète le meurtre d’une mère

MARIE-SOPHIE. le meurtre d’une mère ? mais tu plaisantes et puis ne t’approche pas de moi ainsi tu sens l’alcool c’est horrible » p 75

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