La Cage aux folles

Georges et son compagnon, Albin, sont les tenanciers du night-club La Cage aux folles. Entre petites disputes et grandes réconciliations, leur quotidien est rythmé par les aléas des spectacles et des caprices des travestis. Mais quand Laurent, le fils de Georges, décide d’épouser Muriel Dieulafoi, la fille d’une famille bourgeoise bien rangée, c’est toute la maisonnée qui se retrouve sens dessus dessous.Il va falloir apprendre à faire bonne figure devant les parents de la future mariée en bridant les habitudes et les attitudes trop équivoques.

Faire l’amour

Deux jeunes femmes de 25 ans : Jade, qui n’a pas sa langue dans sa poche et passe une bonne partie de son temps à promener sa chienne ; et Tania, un peu paumée et très silencieuse. C’est l’histoire de leur rencontre, anonyme d’abord, amoureuse ensuite. Il leur faudra dépasser bien des obstacles : le mutisme de Jade et surtout les masculinistes de tous poils qu’elles doivent se colleter. Elles croiseront heureusement des bienveillantes qui, sans s’en mêler, favoriseront l’éclosion fragile d’un amour tout simple. Cette partition pour deux actrices entourées de voix est une véritable plongée sensuelle dans les profondeurs de l’âme : attention aux paliers de décompression ! Adrien Cornaggia invente ici un texte dramatique façonné de dialogues, de soliloques et de flash-backs, pour un entrelacs très doux, parfaitement maîtrisé.

Fake

Deux jeunes filles, encore au lycée, sont les « meilleures amies ». L’une ne pense qu’aux garçons, l’autre non. La première tombe amoureuse d’un musicien anglais avec lequel elle communique sur les réseaux sociaux, la seconde la conseille. Elles se parlent, elles soliloquent, elles rêvent, elles se piègent dans leurs propres sentiments, leurs aspirations, leurs propres troubles. L’amour se nourrit de déclarations. Le désir, le manque, l’attente sont exaltés par les mots. Et les réseaux sociaux les véhiculent si facilement, si rapidement. La tentation est grande de jouer avec, de se laisser aller à la manipulation. Mais n’est-ce pas un piège terrible que l’on fabrique à soi-même ?

Inconditionnelles

Dans une prison pour femmes, Chess et Serena partagent la même cellule. Elles s’aiment. Quand Serena obtient sa libération conditionnelle, les deux femmes sont dévastées. Pour s’évader, Chess chante et écrit des chansons. Elle pense à son crime et sa blessure, et compose une chanson pour sa fille. Dans sa quête de rédemption par la musique, elle n’aurait jamais imaginé être rattrapée par son propre passé.

Cette pièce comporte des chansons originales composées par Kae Tempest et Dan Carey, sur des paroles de Kae Tempest.
Les partitions originales sont reproduites en fin d’ouvrage.