Parlons d’autre chose

8f.–1h. ; durée : 1 h 10

Un garçon. Huit filles. Terminale L du lycée Saint-Sulpice.
Ils forment une communauté bien huilée, avec ses secrets, ses soirées codées, ses règles strictes…
Une communauté « repère » qui leur permet de s’extraire d’une société qui les asphyxie. Jusqu’au jour où, lors d’un de leurs rendez-vous clandestins, tout dérape. La violence jusqu’ici contenue se défoule jusqu’à l’insupportable. Début d’un naufrage pour cette jeunesse… ou possible résilience ?
Une polyphonie bouillonnante et actuelle qui questionne en profondeur les horizons possibles d’une génération nourrie à grandes cuillerées de crise.

Extraits

« SACHA. j’ai peur de mourir noyée,

ALICE. de mourir dans un incendie,

CHLOÉ. de voir mourir ma mère,

EMMA. j’ai peur des terroristes,

ABIGAIL. de Vigipirate,

SACHA. de jouir,

RAPHAËLLE. de l’échec,

CAMÉLIA. de baisser les bras,

CHLOÉ. de ne jamais être heureuse » p 31

RAPHAËLLE. Il te fait peur, Tu te sens menacée?

CHLOÉ. Oui. Non ! C’est horrible. Je veux dire… Je pense à lui quand je me couche. Quand je me lève. Quand je mange. Quand je bois. Quand je respire.

RAPHAËLLE. NON !!! Chloé !

CHLOÉ. J’ai honte. Tout en moi jette ce type, et tout en moi a envie de lui.

RAPHAËLLE. Tu fais pitié.
CHLOÉ. Tu crois qu’il faut que je consulte?

RAPHAËLLE. Un ophtalmo, oui.

CHLOÉ. Ses cheveux sales, son nez cassé, sa façon de remonter son fute, de se replacer négligemment les couilles quand il me regarde, ça me fait fondre.  » p 49

LOU. Ligotez-le sur cette chaise.

ALICE. Ça va trop loin…

CHLOÉ. Moi ça me dérange pas. Je suis la reine des noeuds.

SACHA. Je t’aide. Achille tu bouges pas.

LOU. C’est casse-gueule, hein? Parce que tu crois que c’est pas casse-gueule pour les Amazones d’avoir les deux jambes du même côté du cheval? On est obligées d’aller au pas avec une position pareille.

ABIGAIL. On va te mettre au pas nous aussi.
TOM. O.K., je vois que vous êtes toutes à fond, mais laissez mon paquet de mouchoirs à portée de main.

CAMÉLIA. Quel Achille de merde !

RAPHAËLLE. Il me manque un bout de corde pour attacher correctement les pieds.

LOU. Tiens prend celle-ci, mon grand-père s’est pendu avec.

ABIGAIL. Ça prouve que c’est une bonne corde.  » p78

Tous nos voeux de bonheur

2f. – 0h. ; décor : 2 chaises ; durée 1 h 20

Charlotte, épouse et mère modèle un tantinet coincée, retrouve sa soeur Claire, divorcée et totalement libérée, à l’occasion du mariage de sa cadette. Des retrouvailles explosives qui feront remonter en surface rancoeurs, colères, déceptions… mais aussi complicité retrouvée et éclats de rires ! Au cours de cette journée inoubliable, Claire et Charlotte balayeront leurs a priori et leurs craintes pour enfin avancer vers de nouveaux horizons.