Résumé

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La langue cisaillée de Jon Fosse, auteur norvégien, extirpe d’un néant les héros de Visites. La pièce, âpre, douloureuse, mais néanmoins souvent comique, convoque une famille abandonnée par le père. Entre la mère, sa fille, son fils et l’homme qui “visite” cette femme, s’établissent des rapports ambigus, dérangeants. C’est dans un silence oppressant que le dramaturge norvégien observe ces vies ordinaires. Il les montre à la lumière dans des moments décisifs de leur vie et laisse beaucoup de leur histoire dans l’ombre. Dans leur goutte-à-goutte de mots, leurs non-dits et leur silence effleurent leurs émotions, et il se fait entendre une autre conversation : Fosse nous plonge dans les tonalités de la solitude. Sa langue devient une musique aux variations obsessionnelles qui épaississent les silhouettes jusqu’à rendre insondables ces individus pourtant si communs. Le mystère est à la mesure du vertige qui nous gagne devant la complexité de ce quatuor familial. La pièce bat au rythme des secrets enfouis, des dissimulations, des mensonges probables. Chacun s’efforce de parler ou de faire parler l’autre, mais le peu de mots arrachés n’apaisent pas. Les personnages se révèlent ambivalents, en souffrent et sont amenés à s’éloigner. La pièce donne l’ampleur de la faille qui sépare les individus courbés dangereusement au-dessus du vide, faute de pouvoir se raccrocher l’un à l’autre.


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Distribution

Nb. de femmes : 2 | Nb. d'hommes : 2 | Nb d'interprètes : 4

Durée

min.

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