Léonce et Léna

Présentation

LÉONCE ET LÉNA comédie de Georg BÜCHNER – traduction de Bruno Bayen, 9h. – 3f. – Durée 0h00 – Au printemps 1836, le fameux éditeur allemand Cotta anno…

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Genres : Comédie
Étiquettes :
Nb. de femmes

3
Nb. d'hommes

9
Nb d'interprètes

12

Auteur/Autrice

Georg Büchner

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LÉONCE ET LÉNA comédie de Georg BÜCHNER – traduction de Bruno Bayen, 9h. – 3f. – Durée 0h00 – Au printemps 1836, le fameux éditeur allemand Cotta annonce un concours de la meilleure comédie en un ou deux actes. Prix : 300 gulden. Büchner se met au travail. Malheureusement pour ses finances – car il aurait certainement empoché la cagnotte – il remet sa copie, « Léonce et Léna », trop tard. L’événement fondateur de cette comédie politique et poétique : le mariage tonitruant, en avril 1833, du prince Louis de Hesse et de la princesse Mathilde de Bavière. Dans sa feuille révolutionnaire, « Le Messager hessois », Büchner avait dénoncé la situation d’injustice cristalisée par ces noces : d’un côté des festivités ruineuses, de l’autre la misère du peuple. Il y a donc à la source même de cette comédie un geste politique. Mais cette dénonciation d’une injustice locale se déploie dans une sorte de satire cosmique, où toute la création est absurde parce qu’automate, mécanique et marionnette ; l’histoire se passe dans le royaume de fantaisie des comédies de Shakespeare : un prince mélancolique et son fou fuient la cour d’un roi gâteux et trouvent en chemin une princesse vagabonde. L’homme n’est rien, et les pouvoirs sont grotesques. Oui, la vie est courte, la raison impuissante, et l’homme peu. Mais il faut aussi goûter la nature et la beauté, connaître l’Italie, il faut aussi aimer. Chez Büchner, on trouve ainsi une sorte d’acceptation sereine du néant. Refus catégorique de tout « romantisme de lieutenant ». Dans une lettre de juillet 1835, il dénonçait ces « soi-disant poètes idéalistes [qui] ne nous ont guère donné que des marionnettes aux nez barbouillés d’azur et au pathos affecté, mais non des êtres humains de chair et de sang dont je puisse partager les souffrances. » Nouvelle traduction de Bruno Bayen.

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