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Le Théâtre de l’amante anglaise de Marguerite Duras

L’œuvre de Marguerite Duras est controversée. Bousculant les codes romanesques, cinématographique et bien sûr dramatiques, cette figure majeure de la littérature du XXème s’est attirée autant de contempteurs que d’admirateurs. Quelques fulgurances sont toutefois à même de réconcilier bien des lecteurs et bien des spectateurs en particulier dans le Théâtre de l’amante anglaise.

Ils sont trois: le mari, la femme, l’inspecteur. La femme a tué. L’inspecteur veut comprendre. L’accusée ne donne aucune explication et elle semble bien incapable d’en donner. L’inspecteur cherche auprès du mari, qui ne comprend pas, lui non plus.

« Claire Lannes a commis un crime, dit l’inspecteur. Elle ne donne aucune raison à ce crime. Alors je cherche pour elle. » Où chercher exactement, lorsque l’accusée juge que personne ne lui a jamais posé la bonne question ? Peut-être faut-il se pencher sur la victime. Elle était sourde et muette. Elle n’avait donc aucun rapport au langage. Ne serait-ce pas ici, précisément, la raison de sa mort ?

Dans cette pièce inspirée d’un fait divers, Marguerite Duras développe avec brio l’un de ses thèmes favoris: les rapports du langage à la vérité.

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