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Quarante pièces pour votre quarantaine

Je pense à Yu, de Carole Fréchette

Carole Fréchette connaît parfaitement tous les aspects de l’art dramatique. Originaire du Québec, elle est passée par le jeu, l’enseignement, l’organisation de festivals… Ses pièces sont aujourd’hui traduites dans une vingtaine de langues et sont jouées dans le monde entier.

De Jean et Béatrice aux Sept jours de Simon Labrosse en passant par la Peau d’Elisa et les Quatre morts de Marie, c’est toujours la vivacité du langage et l’inventivité des situations qui nous étonnent. Jamais Carole Fréchette n’oublie de distiller un humour subtil. C’est en particulier ce qui fait le charme de son théâtre.

Trois personnages : Madeleine, son voisin Jérémie et son élève Lin. Tous les trois sont seuls, à un point qu’ils ignorent encore. Un matin Madeleine apprend la libération de Yu Dongyue, emprisonné pendant 17 ans pour avoir lancé de la peinture sur le portrait de Mao. Elle se passionne pour son histoire. Elle sait que désormais tout va tourner autour de l’emprisonnement et de la délivrance de ce lointain opposant politique chinois.

Sa vie, celle de Jérémie et celle de Lin vont être vues sous un jour nouveau. Yu sera un horizon, le point de référence de leurs solitudes respectives.

Intelligente et sensible, cette pièce regorge de finesse et de traits d’esprit. La légèreté affleure aux endroits les plus graves, comme un signal d’espérance.

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