Catégories
Quarante pièces pour votre quarantaine

Henri IV de Luigi Pirandello

En mars 1934, le dramaturge italien Luigi Pirandello reçoit le prix Nobel de littérature. Ce trophée lui est attribué pour son « renouvellement hardi et ingénieux de l’art du drame et de là scène ». Pirrandello est un révolutionnaire, un découvreur. Son sens de l’humour et de la nuance lui permet d’explorer avec brio les frontières du réel et de l’imaginaire, comme l’on pu faire, bien avant lui, Calderon ou Shakespeare.

Dans Henri IV, le thème de la folie, cher à l’auteur, est au cœur de l’intrigue. Depuis une chute de cheval survenue vingt ans plus tôt, le personnage principal se prend pour l’empereur Henri IV du Saint-empire romain germanique. Autour de lui, tout est fait pour le maintenir dans cette illusion: son neveu a ordonné que l’on joue la cour de l’empereur. Chacun tient son rôle (avec plus ou moins de bonheur) mais chacun s’interroge : jusqu’où peut-on jouer la comédie ? Ne risque-t-on pas de sombrer soi-même à force de feindre ? Avec une apparente guérison du faux empereur, ces questions deviendront cruciales.

Tout est jeu, tout est raison, tout est folie. Quel est notre responsabilité là-dedans ? C’est cette question passionnante que nous pose Pirandello.

Cet article vous a plu ?

Inscrivez-vous et soyez informés de nos prochaines publications...

Adresse e-mail non valide
Vous pouvez vous désabonner à tout moment !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *