Cinq autrices d’autrefois

Nous vous proposons ici de découvrir cinq autrices de théâtre, du milieu du XVIIe siècle au début du XIXe.

Catherine Bernard (1663-1712)

Catherine Bernard fut la première femme dont l’oeuvre fut jouée à la Comédie française. Véritable vedette durant la dernière décennie du XVIIe siècle, elle a reçu par trois fois le prix de poésie de l’Académie française.

A lire : Laodamie reine d’Epire (1688)

Tragédie d’une reine sacrifiant sa liberté pour le salut de son peuple, Laodamie présente, en magnifiques alexandrins, un portrait féminin complexe et puissant.

Aphra Behn (1640-1689)

A la fois espionne et femme de lettres, Aphra Behnfut la plus importante dramaturge anglaise de la Restauration monarchique. Virginia Woolf, dans son essai « Une chambre à soi », la considère comme un modèle pour toutes les femmes aspirant à écrire.

A lire : Le petit maître (1676)

Entre chassé-croisé amoureux et conflit de générations, Le petit maître est une véritable comédie satirique, pleine d’allant et d’esprit aventureux.

Marguerite de Staal-Delaunay (1684-1750)

Embarquée dans les combats politiques de son temps, Marguerite Delaunay baronne de Staal a été témoin d’une évolution des moeurs qu’elle a tenu à retranscrire dans ses Mémoires et son oeuvre dramatique.

A lire : La Mode (1725)

Echo des Précieuses ridicules de Molière, la Mode offre, à travers sa peinture du plus éclatant snobisme, des moments de pure comédie.

Olympe de Gouges (1748-1793)

Célèbre pour sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, écrite en pleine Révolution française, Olympe de Gouges n’hésitait pas à clamer ses opinions les plus franches, ce qui lui valu d’être guillotinée. Son oeuvre avant-gardiste lui a survécu et est considéré, depuis quelques décennies, comme une référence dans les combats pour l’émancipation féminine.

A lire : Zamore et Mirza (1784)

Pièce éminemment politique dénonçant l’esclavage, Zamore et Mirza peint deux personnages principaux très touchants dans leur vitalité et leur aspiration à la liberté.

Félicité de Genlis (1746-1830)

Préceptirice du futur roi Louis-Philippe, Stéphanie-Félécité de Genlis a été aux premières loges de la vie intellectuelle de la fin du XVIIIe siècle. Son salon était prisé des personnalités les plus en vue. Autrice prolifique (on lui attribue plus de 140 ouvrages), elle sombra peu à peu (et bien injustement) dans l’oubli.

A lire : L’Amant anonyme (1823)

Jeune veuve courtisée malgré elle, Léontine reçoit des cadeaux d’un admirateur secret. Marivaudage charmant, l’Amant anonyme se distingue par sa simplicité toute spirituelle.

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