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L'auteur du mois

La Journée des écritures théâtrales jeunesse avec Suzanne Lebeau

Aujourd’hui, lundi 1er juin 2020, se déroule la sixième édition de la journée des écritures théâtrales jeunesse. Partout en France et ailleurs, est célébrée la vitalité des écritures théâtrales pour l’enfance et la jeunesse. Une occasion de partager le plaisir de lire et d’entendre les auteurs qui parlent du monde et aident à grandir.  Chaque année, un auteur ou une autrice accompagne la mise en place du 1er juin et lui donne un élan, une couleur. Prenant la suite de Dominique Richard, c’est l’autrice québécoise Suzanne Lebeau qui marraine l’édition 2020 du 1er juin.

À cette occasion, La Librairie théâtrale partage avec vous quelques pièces de Suzanne Lebeau. Des coups de cœur à découvrir rapidement.

L’Ogrelet, de Suzanne Lebeau –  À partir de 8 ans

En parvenant à changer sa nature féroce, Suzanne Lebeau revisite le personnage de l’ogre en lui offrant un visage humain. Simon est un ogrelet de six ans. Même s’il ne mange jamais de viande, il est grand et fort. Il vit avec sa mère dans la forêt, qui le protège, depuis toujours de la vue du rouge. Sa mère ne veut pas qu’il se perde dans des pulsions dévorantes et finisse comme son père. Simon est obéissant et responsable, jusqu’au jour où il décide de vaincre le goût du sang en passant les trois épreuves qui guérissent l’ogreté.

Le Bruit des os qui craquent, de Suzanne Lebeau – À partir de 13 ans

Le bruit des os qui craquent, est un texte à deux voix. Elikia est kidnappée à 10 ans. Transformée en enfant soldat à 13 ans, elle fuira les camps rebelles avec le petit Joseph, un compagnon de route qui l’aidera à échapper à sa condition et à retrouver espoir. Joseph et Elikia vivent la fuite, les doutes, les peurs et le retour à une vie civile, civilisée, où les enfants peuvent grandir comme des enfants. Angelina, l’infirmière qui les reçoit à l’hôpital où ils se réfugient, mettra en perspective cette réalité douloureuse et ouvrira la fenêtre sur une lumière incertaine. Un texte poignant et percutant qui met en lumière une réalité douloureuse. Comment soigner les blessures qui ne saignent pas ?

Contes d’enfants réels, de Suzanne Lebeau – À partir de 8 ans

Ces courts contes, à jouer, mettent enfants et adultes  face à face, dos à dos dans des situations qui oscillent entre le ludique et le dramatique, l’insolite et le quotidien, le rêve et la réalité, la poésie et le théâtre. Cinq contes d’enfants réels drôles, impertinents, toujours émouvants et touchants. L’écriture débridée explore la diversité des sentiments et des émotions que vivent les enfants avec les adultes.

Souliers de sable, de Suzanne Lebeau –   À partir de 4 ans

Avec Souliers de sable, Suzanne Lebeau s’adresse avec malice aux petits pour révéler ce qui se cache derrière leurs peurs. Elle permet aux plus grands d’interroger la place de l’enfant dans le monde. Élise et Léo, repliés sur eux-mêmes dans leur petit intérieur douillet, sont effrayés par le monde extérieur et sa dose d’inconnu. Sortir est une aventure, effrayante, qui sera provoquée par la fuite de souliers intenables, trop engoncés dans cette maison-cage. Le Grand Livre du dehors sous le bras, Élise partira dans une course folle à la poursuite de Léo, le premier à avoir franchi la porte.

Gretel et Hansel, de Suzanne Lebeau-    À partir de 8 ans

Dans une relecture d’Hansel et Gretel, le célèbre conte des frères Grimm, Suzanne Lebeau dialogue avec sa propre enfance et avec les enfants qu’elle voit grandir autour d’elle. Elle évoque le désir puissant et rarement avoué d’être l’unique objet de l’amour des parents. Le choc existentiel que provoque l’arrivée d’un deuxième, fait naître une relation amour-haine, aussi délicieuse que troublante. Par la voix d’un théâtre audacieux, le conte, qui permet tous les excès et tous les possibles, place les personnages dans des situations extrêmes. Pauvreté, abandon dans la forêt, risque d’être dévoré. Le lien fraternel est durement mis à l’épreuve, jusqu’au paradoxe.

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Coups de coeur

Les Contes de Shakespeare

William Shakespeare règne en maître sur le théâtre mondial depuis plus de quatre siècles. Tragédies, comédies, drames historiques… l’oeuvre du Barde semble infinie… si bien qu’on ne sait parfois par où commencer à son exploration.

Forts de ce constat, les britanniques Mary et Charles Lamb se sont attelés, au début du XIXe siècle à adapter l’oeuvre de Shakespeare sous forme de contes.

D’abord destinées aux enfants, ces adaptations rencontrèrent vite un immense succès jusqu’à devenir des classiques incontournables.

Alors que ces contes n’avaient pas été traduits en français depuis 150 ans, les éditions Belles Lettres les font paraître cette année dans une langue remaniée, élégante et vive.

N’hésitez pas à vous plonger dans ce bel ouvrage (peu onéreux par ailleurs) qui vous transportera du Danemark à Vérone, de Venise aux landes de Bretagne, des sinistres manoirs aux forêts enchantées.

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L'auteur du mois Théâtre contemporain

L’autrice du mois : Kate Tempest

« La voix unique de son époque ». C’est ainsi que le New York Times qualifie la jeune britannique Kate Tempest. Romancière poétesse, dramaturge et rappeuse, elle s’essaie à différents genres avec un bonheur égal.

Ses albums font l’objets de critiques dithyrambiques dans la presse musicale. La foule se presse à de ses concerts. A 35 ans à peine, la native de la banlieue londonienne étonne par son rythme et son énergie.

En France, les éditions de l’Arche suivent son parcours dramatique et poétiques.  Après l’étonnant poème urbain Les Nouveaux anciens où nos existences contemporaines étaient éclairées par les mythes antiques, est paru Fracassés, chronique sociale pleine de rage et de lyrisme.

Cette année est éditée pour la première fois en français Inconditionnelles, pièce de femmes rappelant la série Orange is the new black. Il faut se plonger d’urgence dans cette prose nerveuse et révoltée.

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Coups de coeur Le théâtre de la jeunesse

Quatre pièces jeunesse sur les scènes parisiennes en mars

 L’enfance n’est pas une thématique, c’est un point de vue. Le théâtre jeunesse est un théâtre des adultes, se décentrant par un retour fictif en terres d’enfance. En miroir du Parcours Enfance & Jeunesse, qui débutera le 3 mars, au Théâtre de la Ville, la Librairie Théâtrale vous propose de découvrir quelques pièces jeune public, qui marqueront le mois de mars.

Créé en partie pour les enfants, à partir de neuf ans, L’Amour vainqueur, d’Olivier Py, signe la quatrième exploration de l’auteur, dans l’univers des frères Grimm. Entre alexandrins et opérette, cette pièce retrace la violence et la destruction d’un monde. Une jeune femme forcée d’épouser le fils du roi d’Angleterre, est enfermée dans une tour durant sept années. Pendant ce temps, l’homme qu’elle aime erre dans les rues. Manipulé et trompé, il se cache, tentant de survivre. C’est grâce au Théâtre que les personnages retrouveront une forme de dignité.

Vous pouvez retrouver ce texte mis en scène du 03 au 08 mars  dans le cadre du Parcours enfance et jeunesse du Théâtre de la Ville, au 104.

Avec Normalito, Pauline Sales répond à une commande de Fabrice Melquiot. S’intéressant aux super-héros, il lui demande de se pencher sur les « super-normaux ». Lucas est un élève de CM2, isolé dans sa condition d’être sans particularité. Le jour où sa maîtresse demande à toute la classe de dessiner un super-héros, Lucas trace le portrait de Normalito, celui qui rend les gens normaux.  Á travers cette fable, qui retrace différents portraits, Pauline Sales, interroge la notion de normalité et de différence, tout en aspirant à un vivre ensemble.

Vous pouvez retrouver ce texte mis en scène du 13 au 15 mars dans le cadre du Parcours enfance et jeunesse du Théâtre de la Ville, au Carreau du Temple.

En 2014, David Lescot écrit J’ai trop peur, sa première pièce sur l’enfance, à destination de la jeunesse. Les grandes vacances ne sont pas synonyme d’insouciance, de soleil et de plaisir pour tous les enfants. Le personnage principal de J’ai trop peur, est un petit garçon d’une dizaine d’années. Il s’apprête à passer son dernier été d’écolier avant de rejoindre le collège. Un passage redouté, qu’il appréhende chaque jour avec angoisse et apriori. Avec ce parcours initiatique nécessaire, David Lescot s’amuse, usant d’un humour cruel propre aux enfants.

Six années plus tard, nous retrouvons ce petit terrorisé, le jour de sa rentrée en sixième. Dans J’ai trop d’amis, nous suivons les premiers pas et l’intégration de ce garçon projeté dans l’inconnu. Avec ce texte, David Lescot poursuit sa sensibilisation aux différentes étapes de l’enfance. Maintenant qu’il a appris à gérer et à surmonter ses peurs, le jeune garçon devra s’imposer face aux garçons et aux filles. L’humour passe toujours par le langage. Au collège, tout est formulé au premier degrés. Les adolescents s’expriment avec sérieux et gravité, il en va de leur popularité.

Vous pouvez retrouver ce texte mis en scène du 21 au 29 mars  dans le cadre du Parcours enfance et jeunesse du Théâtre de la Ville, à L’Espace Cardin.

Hercule à la plage est une comédie dramatique, de Fabrice Melquiot, auteur d’une vingtaine de pièces pour la jeunesse. Il dessine une fresque identitaire autour de trois garçons, qui enfants, se confrontaient au héros mythique Hercule, pour séduire la même fille. Adolescents, il se retrouvent sur une plage, celle des adieux et de la vérité. Fabrice Melquiot chemine avec malice dans les labyrinthes dramatiques et créait le contraste. Avec ce texte, il interroge l’équilibre ténu entre la normalité et l’extraordinaire lié à l’enfance.

Vous pouvez retrouver ce texte mis en scène du 24 avril au 03 mai dans le cadre du Parcours enfance et jeunesse du Théâtre de la Ville, à L’Espace Cardin.

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Coups de coeur

Racine par la racine de Serge Bourhis

Mercredi 26 février aura lieu au théâtre de l’Essaïon la 700e représentation de la pièce Racine par la racine publiée par les éditions Art et comédie.

Depuis dix saisons la pièce de Serge Bourhis Racine par la racine se joue à guichets fermés au théâtre de l’Essaïon, dans le quatrième arrondissement de Paris.

Cette comédie intelligente et enlevée retrace l’oeuvre de l’un de nos plus grands dramaturges. Les onze tragédies de Jean Racine y sont restituées sous forme de mime, de comédie musicale ou de saynètes burlesques.

La Librairie Théâtrale, avec ses éditions Art et Comédie, est particulièrement fière d’accompagner ce spectacle. N’hésitez donc pas à découvrir le texte !

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Coups de coeur Nouveautés

Sept pièces de théâtre modulables autour de l’intimité

A l’occasion de la parution de Un an dans la chambre, de Gérard Levoyer, nous vous invitons à découvrir sept pièces modulables à l’infini ayant tous un point commun : nous parler de l’intime.

#1 Un an dans la chambre et #2 L’Appeau du désir de Gérard Levoyer

Auteur prolifique (plus de 30 textes publiés), membre des E.A.T. (écrivains associés du théâtre), Gérard Levoyer excelle à créer des situations théâtrales explosives à partir de notre quotidien (voir Burlingue dans notre article 10 comédies à jouer).

Sa pièce Place de l’Horloge caracole en tête des ventes depuis des années et fait le bonheur des troupes amateurs grâce à sa distribution élastique. Elle met en scène une galerie de personnages se rencontrant tous à différentes heures de la journée sur la célèbre place de l’Horloge à Avignon, durant le festival.

Dans L’Appeau du désir (2001), Gérard Levoyer s’était déjà penché sur la sphère intime. Cette pièce est conçue comme une mosaïque, en 24 scènes, dialoguées ou soliloquées, qui abordent chacune une partie du corps : les pieds, les seins, les fesses, le nez, la bouche, les yeux…

Pour 10 comédiens ou plus.

Avec Un an dans la chambre, qui paraît cette semaine, Gérard Levoyer revient sur le terrain de l’intimité, mais cette fois-ci à travers le prisme d’un décor : la chambre d’hôtel.

La chambre d’hôtel est un lieu paradoxal : elle est impersonnelle et pourtant les histoires qui s’y déroulent sont uniques. Ici, l’auteur fait défiler dans la chambre de nouveaux visiteurs chaque mois. Après chaque passage, les femmes de ménage font la chambre, non sans se fendre de commentaires choisis.

On retrouve dans ce texte l’humour et la tendresse qui caractérisent l’écriture de Gérard Levoyer, à son meilleur.

4 interprètes minimum. Jusqu’à 12 et plus.

#3 La Ronde d’Arthur Schnitzler

Impossible de ne pas parler ici de La Ronde d’Arthur Schnitzler, pièce tutélaire à laquelle toutes celles abordées ici se rattachent de près ou de loin.

Cette pièce, qui n’a pas fini de faire parler d’elle, a fait scandale dès sa publication à Vienne en 1903. La Ronde est un portrait à charge de la société viennoise du tournant du siècle, en pleine « apocalypse joyeuse ». Dans cette pièce en 10 scènes à deux personnages, chaque protagoniste est issu d’une classe différente de la société. Pourtant, l’action est à chaque fois la même : un acte sexuel. Les scènes montrent l’avant et l’après l’amour, lui-même suggéré par une ellipse.

Son titre, La Ronde, s’explique par le fait que chaque scène a un personnage en commun avec la suivante, mais il fait également référence à la célèbre avenue qui ceint Vienne, le Ring, et en devient ainsi une métaphore parfaite.

De 2 à 10 comédiens.

#4 Ring de Léonore Confino

Peut-être le titre de la deuxième pièce de Léonore Confino est-il une discrète allusion à La Ronde de Schnitzler. Elle a en commun avec elle de ne comporter que des scènes de couples dans leur intimité.

Ici, on suit le parcours d’un couple de la rencontre à la rupture, en passant par l’amour passionnel.

Léonore Confino excelle à restituer toutes les nuances de la passion, de la plus grande tendresse à la plus grande férocité. On trouve dans Ring le même brio qui a fait cette année le succès des Beaux au Petit Saint-Martin (publié sous le titre Enfantillages).

La pièce pourra être jouée par le même duo d’acteurs ou bien par un couple différent dans chaque scène.

#5 Petit-déjeuner compris de Christine Reverho

Variations sur la chambre d’hôtel par Christine Reverho, Petit-déjeuner compris est le pendant idéal à Un an dans la chambre : une chambre d’hôtel, des couples y défilent, s’aiment, se disputent, se séparent.

D’une plume vive et toujours humoristique, Christine Reverho parvient à nous séduire en restituant la vie de cette chambre d’hôtel tout en simplicité.

Pour 4 hommes et 4 femmes au minimum, et jusqu’à 15 hommes et 13 femmes.

#6 La Réunification des deux Corées de Joël Pommerat

La passion amoureuse est un sujet de toute éternité qui se prête particulièrement à un traitement théâtral, de par la manifestation presque systématique des conflits qu’elle implique.

Joël Pommerat l’a traitée dans La Réunification des Corées, à travers vingt tableaux, particulièrement riches pour leur diversité et leur profondeur.

Une contribution majeure d’un auteur de premier plan qui fait le bonheur des ateliers théâtre et des amateurs en général puisqu’elle présente de nombreuses possibilités de distribution, avec jusqu’à 53 rôles différents.

#7 Comment lui dire de Violaine Arsac

« Comment lui dire ? » Violaine Arsac a saisi là une interrogation universelle lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur les modalités du sexe avec son partenaire.

Fantasmes, préférences, ou gênes de toutes sortes, elles nous plongent dans des abîmes de confusion lorsqu’il s’agit tout simplement de s’en ouvrir à l’autre.

Violaine Arsac rue joyeusement dans ces tabous, qui ne manqueront pas de susciter chez le spectateur l’identification et le rire bien sûr.

Une partition en 16 « leçons » pour 2 hommes, 2 femmes minimum et jusqu’à une vingtaine de comédiens.

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Coups de coeur Le théâtre de la jeunesse

Les contes revisités : quatre pièces pour la jeunesse

Chacun de nous s’est fait bercer et a grandi aux rythmes enchanteurs des contes populaires. Distrayants et fantastiques ils véhiculent souvent un message éducatif, philosophique ou satirique. Dès la Renaissance, le conte a fait l’objet de nombreuses réécritures. Depuis quelques années, les auteurs de littérature dramatique jeunesse s’en emparent et le remettent au goût du jour. Le conte populaire est réinventé, modernisé et détourné de sa féerie initiale. Avec humour et douceur, il sensibilise davantage le lecteur et l’enfant, à la réalité du monde qui l’entoure.

Dans Le Petit Chaperon Uf, de Jean-Claude Grumberg, le grand méchant loup disparaît au profit d’un loup caporal à l’accent allemand. Un brigadier qui oblige le Petit Chaperon à enfiler un capuchon jaune à la place du fameux capuchon rouge. Une parabole amère, mais amusante, qui dessine les contours de l’antisémitisme et de l’intolérance.

Joël Pommerat s’est beaucoup penché sur l’univers du conte. Loin du soulier de verre , il transpose sa Cendrillon, dans une société moderne. L’innocente enfant prend le nom de Cendrier, une jeune fille singulière, obsédée par l’alarme de sa montre, qui la force à penser quotidiennement à sa défunte mère. L’atmosphère est ténébreuse et bouleversante. L’auteur conserve l’onirisme et sensibilise l’enfant à l’affrontement de la mort, tout en introduisant la notion d’émancipation.

Chez Marie Dilasser, Blanche-Neige l’histoire d’un Prince, le récit commence après le conte. Le mariage est consommé et la paresse s’est installée dans ce couple qui occupe désormais un royaume abandonné, aux airs de fin du monde. L’originalité de ce texte réside dans la langue singulière de l’autrice, dont la farce crue, rappelle l’univers d’Alfred Jarry. Longtemps considéré comme un conte initiatique féminin, chez Marie Dilasser, Blanche-Neige est relayée au second plan. Pour une fois, le Prince prend le pas sur l’illustre princesse.

Dans plusieurs de ses pièces, Jean-Pierre Duru s’amuse avec fantaisie, à détourner les figures du conte. Dans Qui a tué Charles Perrault ?, Paul X mène l’enquête auprès des célèbres personnages issus des fables de Perrault. L’auteur les ancre dans le monde contemporain et leur offre une dimension actuelle et universelle. Le Petit Chaperon Rouge est mariée avec le Loup qui souffre d’une réputation mensongère de mangeur d’enfants. Cendrillon a épousé un Prince ruiné par la crise immobilière. Quant au Prince Charmant, il est membre du Syndicat des Princes.

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L'auteur du mois

Hommage à George Steiner

Il y a deux mois, nous avons ouvert notre classement des 50 pièces majeures du théâtre en évoquant l’ouvrage de George Steiner Les Antigones. Apprenant aujourd’hui la mort de cet immense essayiste nous souhaitions lui rendre hommage.

Polyglotte à l’érudition démesurée, George Steiner s’est penché toute sa vie sur les liens du langage et de la culture. Son oeuvre claire et foisonnante demeure une source de réflexion essentielle.

Si tous ses livres méritent notre attention, les passionnés de théâtre s’intéresseront tout particulièrement à La Mort de la tragédie, panorama original de la dramaturgie en occident. D’Eschyle à Ibsen, de la grande tragédie au drame intime, George Steiner y livre une analyse puissante de l’évolution du théâtre comme reflet de nos modes de pensée.

La lecture des ouvrages de Steiner a en tout cas un mérite évident : nous faire sentir plus intelligent une fois la dernière page tournée.

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10 comédies à jouer avec votre troupe

Ces 10 textes de théâtre comiques feront le bonheur des comédiens amateurs comme de leur public

Découvrez-les sans plus attendre grâce à notre nouvel outil de bibliothèque théâtrale qui vous permet de lire tout de suite les pièces sur votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone.

#1 Toqué avant d’entrer de François Scharre

François Scharre aime tisser avec soin des intrigues qui n’ont rien à envier aux meilleures pièces de boulevards.

Dans Toqué avant d’entré, il imagine un personnage forcé de simuler un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif) afin d’intégrer une collocation constituée uniquement de « toqués ».

#2 J’aime beaucoup ce que vous faites de Carole Greep

Cette pièce de Carole Greep tient l’affiche depuis 17 ans et a accumulé plus d’1,5 million de spectateurs !

Son succès tient à la force de sa situation de départ qui pourrait arriver à n’importe lequel d’entre nous…

#3 Le paradis c’est bien ici d’Yvon Taburet

Yvon Taburet écrit pour le théâtre amateur depuis plus de 20 ans, avec plusieurs milliers de représentations de ses pièces à son actif.

Dans Le paradis c’est bien ici, il nous entraîne dans les déconvenues d’une vedette partie pour un séjour à la montagne… qui ne sera pas de tout repos !

#4 T’emballe pas de Christian Rossignol

T’emballe pas est l’un des plus gros succès de son auteur, Christian Rossignol.

Avec ses personnages tranchés et hauts en couleur, cette comédie menée à fond de train déclenchera forcément l’adhésion du public.

#5 Tout le plaisir est pour nous de Ray Cooney et John Chapman

Tout le plaisir est pour nous est une adaptation de la pièce à succès Move over Mrs Markham, créée à Londres en 1969.

Cette pièce créée deux fois à Paris en 1972, puis en 2009, doit son succès à la virtuosité de sa construction sur un sujet toujours brûlant : l’adultère.

#6 Burlingue de Gérard Levoyer

Avec Burlingue, Gérard Levoyer a écrit une comédie pour deux femmes féroce et hilarante.

Jeannine et Simone, deux employées partageant le même bureau, sont à couteaux tirés depuis des années. Mais ce conflit larvé va bientôt éclater autour d’un objet aussi obscur que convoité : une gomme !

#7 Tout bascule d’Olivier Lejeune

Dans Tout bascule, Olivier Lejeune a imaginé une comédie faite de réactions en chaîne.

A partir d’un simple grain de riz tombé dans l’œil du marié, le destin de celui-ci va irrémédiablement basculer… pour le plus grand plaisir du public !

#8 Vous dérangez pas pour nous de Jean-Claude Martineau

Jean-Claude Martineau aime imaginer des intrigues dans lesquels ses héros se rebellent contre un quotidien morose.

Ici, ce sont deux frères et sœurs qui allient leurs forces. Lassés des disputes de leurs parents, ils veulent les faire relativiser… en inventant des mensonges plus énormes les uns que les autres !

#9 Monsieur Claude de Vincent Durand

Dans Monsieur Claude, Vincent Durand revisite un thème de comédie par excellence : le mariage arrangé.

Pour accueillir la famille d’un beau parti, il convient que le service soit impeccable. Mais lorsque la bonne a pris ses trois jours, il faut lui trouver une remplaçante et vite ! A moins que ce ne soit un remplaçant ?

#10 Tout feu tout femme de Bruno Druart

Bruno Druart aime écrire de beaux rôles féminins. Dans Tout feu tout femme, il s’en est donné à cœur joie, avec une distribution majoritairement féminine.

Cinq femmes, cinq amies qui se retrouvent pour échanger des potins, lorsqu’une lettre retrouvée de la main d’un ancien amant va tout bouleverser…

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Coups de coeur

« Le bruit des os qui craquent », de Suzanne Lebeau

Elikia est kidnappée à 10 ans. Transformée en enfant soldat à 13 ans, elle fuira les camps rebelles avec le petit Joseph, un compagnon de route qui l’aidera à échapper à sa condition et à retrouver espoir. Un texte poignant et percutant qui met en lumière une réalité douloureuse. Comment soigner les blessures qui ne saignent pas?