Catégories
Un été apprenant et culturel

#2 La Minute théâtrale: Les Histoires de Shakespeare

Les œuvres présentées:

Richard II , de William Shakespeare (1595)

Henry IV, de William Shakespeare ( entre 1596 et 1598)

. Henry V, de William Shakespeare (1599)

Henri VI, de William Shakespeare (entre 1588 et 1593)

Richard III, de William Shakespeare (1591)

Le Roi Jean, de William Shakespeare (1593 et 1596)

Henri VIII, de William Shakespeare (1613)

Catégories
Le théâtre de la jeunesse Nouveautés

Projecteurs sur Sylvain Levey

Sylvain Levey est auteur dramatique. Depuis 2004, il écrit de nombreuses pièces de théâtre jeunesse. Le jeudi 25 juin, sort sa nouvelle pièce jeunesse Trois minutes de temps additionnel, aux Éditions Théâtrales Jeunesse.

Grand penseur aux inspirations punk, la langue et la dramaturgie complexes de Sylvain Levey, accompagnent l’enfant dans le plaisir de l’intelligence. Dans chacune de ses pièces jeune public, Sylvain Levey dépeint le monde tel qu’il est, en prenant toujours le soin de laisser une fenêtre ouverte, vers l’espoir d’un monde meilleur. La jeunesse peut encore changer le cours des choses, il en est persuadé !

TROIS MINUTES DE TEMPS ADDITIONNEL

Kouam et Mafany sont guinéens. Ils ont quatorze ans et passent tout leur temps libre à jouer au football. Mafany est ailier gauche. Kouam est avant-centre. Unis comme deux frères, ils rêvent d’aller en l’Angleterre et d’intégrer Manchester United. Un jour, la chance leur sourit : une femme anglaise débarque au Kakandé de Boké et les recrute pour le petit club de Bradford, première étape vers la vie espérée.

OUASMOK

Son premier texte, Ouasmok ?, a reçu le Prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public. Loin du schéma commun Sylvain Levey entraîne le lecteur dans une course de vie, effrénée, celle des jeux d’enfants. En une seule journée, Pierre et Léa, dix ans, se rencontrent, se séduisent, se marient, ont leur premier enfant, commettent une tentative de suicide et divorcent. La réalité est si troublante, que les frontières entre le jeu et la vérité se brouillent. Mais l’amour, lui, semble bien réel…

MICHELLE DOIT ON T’EN VOULOIR D’AVOIR FAIT UN SELFIE À AUSCHWITZ ?

Pour cette pièce, Sylvain Levey s’est inspiré d’un fait divers trouvé dans un journal. Aux Etats-Unis, lors d’un voyage scolaire à Auschwitz, une jeune fille prend un selfie enjoué devant le camp de concentration, puis la poste sur Facebook. Sylvain Levey transpose le personnage de Michelle dans la région d’Auxerre. Michelle a-t-elle accompli son devoir de mémoire en prenant ce selfie ? A-t-elle sali le passé en posant devant les vestiges de la Shoah ? Avec cette pièce, Sylvain Levey est finaliste du Grand Prix de littérature dramatique en 2005 et 2008, et du Grand Prix de littérature dramatique jeunesse en 2018 avec Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ?

ARSÈNE ET COQUELICOT

À travers le regard tendre et innocent de deux enfants qui questionnent leurs origines, Sylvain Levey aborde les thèmes de l’amour, de la séparation, de la naissance, de la vieillesse et de la mort comme des épisodes qui constituent le feuilleton de nos vies. Mirabelle et Hippolyte dix ans, se demandent d’où ils viennent. Au fil des rencontres et des conversations, ces deux jeunes détectives amoureux débroussaillent leurs arbres généalogiques et font resurgir des souvenirs enfouis. Ils reconstituent ensemble l’histoire de deux amants séparés par la guerre.

LYS MARTAGON

Avec cette pièce, Sylvain Levey fait naître son troisième personnage féminin, une autre muse, une nouvelle guerrière. Après Léa âgé de 10 ans et Alice qui a 14 ans, nous découvrons Lys Martagon, une jeune adolescente de 17 ans. Poétique et légère, elle s’échappe de son quartier sensible en rêvant au-delà des immeubles grisâtres. C’est grâce aux mots qu’elle vogue vers des mers , des îles, des monts et des pays lointains. Petit à petit, elle quittera l’adolescence, s’émancipera  et montrera à Démétrio, ado désœuvré, comment ouvrir son esprit et s’émerveiller.

Catégories
Nouveautés

La nouvelle pièce jeunesse de Jean-Pierre Duru

Cette semaine, nous vous présentons la nouvelle pièce de notre auteur jeunesse à succès, Andersen ! Ton conte est bon, de Jean-Pierre Duru, publiée aux éditions Art et Comédie.

Le personnage phare de l’auteur, Paul X, détective bien connu, revient pour sa quatrième enquête, autour du meurtre du célèbre conteur Hans Christian Andersen.

En interrogeant les personnages des contes, Paul X découvre qu’ils ont tous entamé une reconversion professionnelle avec l’aide d’Andersen. Néanmoins, la plupart d’entre eux ont des griefs contre leur auteur… Paul X réussira-t-il à démasquer le ou les coupables malgré les pièges qui lui sont tendus et les situations saugrenues dans lesquelles il se retrouve ?

Jean-Pierre Duru, habitué du théâtre jeunesse, nous présente une nouvelle enquête de son personnage phare, qu’il s’amuse souvent à faire voyager entre la fiction et la réalité. Il réinvente les contes avec humour et originalité et leur donne une dimension plus prosaïque. Derrière la beauté du conte, les histoires ne sont pas toujours aussi roses que l’on croit. Les personnages nous apprennent bien vite qu’ils n’ont pas toujours été satisfaits de leur écriture, ils se plaignent d’avoir servi les intérêts de l’auteur…

Catégories
Nouveautés Vie de la librairie

La Librairie Théâtrale lance son atelier théâtre jeunesse

À partir du mercredi 9 septembre 2020 de 14h à 15h

La Librairie théâtrale vous propose un atelier théâtre

Pour les enfants de 5 à 10 ans

Des exercices ludiques et du jeu autour de textes théâtraux jeunesse !

Catégories
Le théâtre de la jeunesse

Nominations pour le Prix Collidram

Le Prix Collidram est un prix national de littérature dramatique, qui s’adresse aux élèves de collèges de la 6e à la 3e. Quatre textes sont sélectionnés pour son édition 2020. La Librairie théâtrale propose aux lecteurs jeunes et moins jeunes, de découvrir ces pièces plus en détails et d’élire sa favorite.

  Mille ans, de Marc-Antoine CYR – Editions Quartett

Depuis quelques jours d’étranges choses se passaient à Diamezek. La gazette en tenait le compte – et nous laissait chaque fois dans l’étonnement. Le vieil Auguste un de ces quatre matins avait trouvé au fond du puits toutes les pommes de son verger. Les trois vieilles couturières, venant acheter leur bobine, avaient découvert par terre au milieu de l’avenue, des pattes de sauterelles et des ailes de papillons bleus – arrachées. Personne n’avait trouvé de quelle lanterne éclairer ces mystères – ni comment prévoir ce qui nous attendrait demain. Pourtant le soleil remplaçait la lune et après l’inverse – la marée montait pour après redescendre – on arrivait encore à croire que tout irait d’équerre et d’aplomb. Milan se levait chaque jour à l’heure – mais traînait sur sa face un petit sourire – un peu mystère un peu rictus – allez comprendre.

  Blanche-Neige, histoire d’un Prince, de Marie DILASSER – Les Solitaires intempestifs

Chez Marie Dilasser, le récit commence après le conte. Le mariage est consommé et la paresse s’est installée dans ce couple qui occupe désormais un royaume abandonné, aux airs de fin du monde. L’originalité de ce texte réside dans la langue singulière de l’autrice, dont la farce crue, rappelle l’univers d’Alfred Jarry. Longtemps considéré comme un conte initiatique féminin, chez Marie Dilasser, Blanche-Neige est relayée au second plan. Pour une fois, le Prince prend le pas sur l’illustre princesse.

  Tout ça Tout ça, de Gwénoline SOUBLIN – Espaces 34

C’est l’été. La radio crie ses scoops. La télé compile ses buzz. Ehsan, douze ans, a disparu. Un petit mot posé sur son lit dit son encombrement face à un monde où la banquise fond, où les ours blancs vivent dans les hypermarchés et où les terroristes mitraillent. Sa petite sœur Chalipa, Samantha la baby-sitter, ainsi que deux alliés de choix, le tout petit Nelson et le débonnaire Salvador, cherchent à le retrouver. Ils se livrent à une enquête imaginant Eshan enfermé dans le bunker du jardin de sa maison ou, pire, ayant définitivement dit ciao au monde. Comment le retrouver avant de devoir prévenir les adultes ?

Fake, de Claudine GALEA –  Espaces 34

Deux jeunes filles, encore au lycée, sont les « meilleures amies ». L’une ne pense qu’aux garçons, l’autre non. La première tombe amoureuse d’un musicien anglais avec lequel elle communique sur les réseaux sociaux, la seconde la conseille. Elles se parlent, elles soliloquent, elles rêvent, elles se piègent dans leurs propres sentiments, leurs aspirations, leurs propres troubles. L’amour se nourrit de déclarations. Le désir, le manque, l’attente sont exaltés par les mots. Et les réseaux sociaux les véhiculent si facilement, si rapidement. La tentation est grande de jouer avec, de se laisser aller à la manipulation. Mais n’est-ce pas un piège terrible que l’on fabrique à soi-même ?

Catégories
L'auteur du mois

La Journée des écritures théâtrales jeunesse avec Suzanne Lebeau

Aujourd’hui, lundi 1er juin 2020, se déroule la sixième édition de la journée des écritures théâtrales jeunesse. Partout en France et ailleurs, est célébrée la vitalité des écritures théâtrales pour l’enfance et la jeunesse. Une occasion de partager le plaisir de lire et d’entendre les auteurs qui parlent du monde et aident à grandir.  Chaque année, un auteur ou une autrice accompagne la mise en place du 1er juin et lui donne un élan, une couleur. Prenant la suite de Dominique Richard, c’est l’autrice québécoise Suzanne Lebeau qui marraine l’édition 2020 du 1er juin.

À cette occasion, La Librairie théâtrale partage avec vous quelques pièces de Suzanne Lebeau. Des coups de cœur à découvrir rapidement.

L’Ogrelet, de Suzanne Lebeau –  À partir de 8 ans

En parvenant à changer sa nature féroce, Suzanne Lebeau revisite le personnage de l’ogre en lui offrant un visage humain. Simon est un ogrelet de six ans. Même s’il ne mange jamais de viande, il est grand et fort. Il vit avec sa mère dans la forêt, qui le protège, depuis toujours de la vue du rouge. Sa mère ne veut pas qu’il se perde dans des pulsions dévorantes et finisse comme son père. Simon est obéissant et responsable, jusqu’au jour où il décide de vaincre le goût du sang en passant les trois épreuves qui guérissent l’ogreté.

Le Bruit des os qui craquent, de Suzanne Lebeau – À partir de 13 ans

Le bruit des os qui craquent, est un texte à deux voix. Elikia est kidnappée à 10 ans. Transformée en enfant soldat à 13 ans, elle fuira les camps rebelles avec le petit Joseph, un compagnon de route qui l’aidera à échapper à sa condition et à retrouver espoir. Joseph et Elikia vivent la fuite, les doutes, les peurs et le retour à une vie civile, civilisée, où les enfants peuvent grandir comme des enfants. Angelina, l’infirmière qui les reçoit à l’hôpital où ils se réfugient, mettra en perspective cette réalité douloureuse et ouvrira la fenêtre sur une lumière incertaine. Un texte poignant et percutant qui met en lumière une réalité douloureuse. Comment soigner les blessures qui ne saignent pas ?

Contes d’enfants réels, de Suzanne Lebeau – À partir de 8 ans

Ces courts contes, à jouer, mettent enfants et adultes  face à face, dos à dos dans des situations qui oscillent entre le ludique et le dramatique, l’insolite et le quotidien, le rêve et la réalité, la poésie et le théâtre. Cinq contes d’enfants réels drôles, impertinents, toujours émouvants et touchants. L’écriture débridée explore la diversité des sentiments et des émotions que vivent les enfants avec les adultes.

Souliers de sable, de Suzanne Lebeau –   À partir de 4 ans

Avec Souliers de sable, Suzanne Lebeau s’adresse avec malice aux petits pour révéler ce qui se cache derrière leurs peurs. Elle permet aux plus grands d’interroger la place de l’enfant dans le monde. Élise et Léo, repliés sur eux-mêmes dans leur petit intérieur douillet, sont effrayés par le monde extérieur et sa dose d’inconnu. Sortir est une aventure, effrayante, qui sera provoquée par la fuite de souliers intenables, trop engoncés dans cette maison-cage. Le Grand Livre du dehors sous le bras, Élise partira dans une course folle à la poursuite de Léo, le premier à avoir franchi la porte.

Gretel et Hansel, de Suzanne Lebeau-    À partir de 8 ans

Dans une relecture d’Hansel et Gretel, le célèbre conte des frères Grimm, Suzanne Lebeau dialogue avec sa propre enfance et avec les enfants qu’elle voit grandir autour d’elle. Elle évoque le désir puissant et rarement avoué d’être l’unique objet de l’amour des parents. Le choc existentiel que provoque l’arrivée d’un deuxième, fait naître une relation amour-haine, aussi délicieuse que troublante. Par la voix d’un théâtre audacieux, le conte, qui permet tous les excès et tous les possibles, place les personnages dans des situations extrêmes. Pauvreté, abandon dans la forêt, risque d’être dévoré. Le lien fraternel est durement mis à l’épreuve, jusqu’au paradoxe.

Catégories
Parlez-nous de théâtre !

Parlez-nous de théâtre #7 Laëtitia Guédon

Laëtitia Guédon se forme à l’École du Studio d’Asnières en tant que comédienne, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en mise en scène. Elle fonde en 2006 la Compagnie 0,10 et dirige de 2009 à 2014 le Festival au Féminin à Paris. Son premier spectacle Bintou de Koffi Kwahulé (en résidence au TGP de Saint-Denis) se crée en 2009 à la Chapelle du Verbe Incarné à Avignon, où il remporte le Prix de la Presse. Elle est nommée en 2016 à la direction des Plateaux Sauvages, Fabrique Artistique et Culturelle de la Ville de Paris, où elle accompagne des artistes professionnels dans le développement de leur projet. Ce lieu, au carrefour de la création professionnelle et de la transmission artistique, est une pépinière de talents ouverte à tous les publics. Elle enseigne par ailleurs à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3. En 2020, elle devait créer Penthésilé·e·s/Amazonomachies sur le mythe de Penthésilée, dont elle confiera l’écriture à Marie Dilasser, lors de la 74e édition du Festival d’Avignon.

1.La pièce de confinement : Penthésilé·e·s/Amazonomachies , de Marie Dilasser

2. Un auteur : Koffi Kwahulé

3. Une autrice : Marie Dilasser / Carole Thibaut

4. La dernière pièce vue : Des Putains meurtrières, de Roberto Bolaño par Julie Recoing

5. La claque dramatique : Attila, de Corneille

6. Une réplique marquante : Dans Samo, Tribute to Basquiat, de Koffi Kwahulé  » Toujours la même vieille merde« 

7. Un lieu théâtral : Les Plateaux Sauvages

8. Le personnage de théâtre qu’elle voudrait être: La Bintou, chez Koffi Kwahulé

9. La pièce à offrir : Une pièce de Marie Dilasser ou de Koffi Kwahulé

10. La pièce pour initier quelqu’un au théâtre : Une pièce de Wajdi Mouawad

Catégories
Parlez-nous de théâtre !

Parlez-nous de théâtre #6 Thierry Illouz

Avocat spécialisé en droit pénal et social, Thierry Illouz est romancier et auteur de théâtre, il fait partie des jeunes auteurs révélés par le Festival d’Avignon. Son premier texte de théâtre : J’ai tout (Buchet-Chastel, 2005), lu pour France Culture dans le cadre de Texte nu par Charles Berling en 2000, campe le délire d’un homme dont l’univers social et affectif s’effondre mais qui dénie magistralement cette réalité en s’offrant la représentation fantasmatique de sa puissance. Il est mis en scène par Jean-Michel Ribes et présenté au théâtre du Rond Point en 2007. Par ailleurs, Thierry Illouz écrit aussi en collaboration avec Marie Nimier des textes pour le chanteur Lokua Kanza.

1.La pièce de confinement : En attendant Godot, de Samuel Beckett / Fin de partie, de Samuel Beckett

2. Un auteur : Racine

3. Une autrice : Nathalie Sarraute et Marguerite Duras

4. La dernière pièce vue : Padre et Madre, d’Angélica Liddell / Kadoc, de Rémi De Vos

5. La claque dramatique : 4.48 Psychose, de Sarah Kane, mis en scène par Claude Régy

6. Une réplique marquante : « Madame : le seul bruit d’une mort que j’implore. Vous fera souvenir que je vivais encore.« , dans Bérénice, de Racine

7. Un lieu théâtral: Le Théâtre du Rond-Point

8. Le personnage de théâtre qu’il voudrait être: Antigone, de Sophocle et Don Juan, de Molière

9. La pièce à offrir: Dans la solitude des champs de coton, de Bernard-Marie Koltès

10. La pièce pour initier quelqu’un au théâtre: La cantatrice chauve, d’Eugène Ionesco

Catégories
Parlez-nous de théâtre !

Parlez-nous de théâtre #5 – Solenn Denis

Solenn Denis est auteure, metteuse en scène et comédienne. En 2010 suite à sa rencontre avec le comédien et metteur en scène Erwan Daouphars nait le Collectif Denisyak. Un hydre à deux têtes, qui s’accoquine, de création en création, avec différents artistes, qui se mettent en action autour de l’écriture de Solenn et de ses pièces de théâtre à peine nées.

1.La pièce de confinement : Les Barbelés, d’Annick Lefebvre

2. Un auteur : Marius von Mayenburg

3. Une autrice : Clémence Weill

4. La dernière pièce vue : Nous sommes repus mais pas repentis, par Séverine Chavrier, adapté de Thomas Bernhard

5. La claque dramatique : Moeder, de Peeping Tom

6. Une réplique marquante : « Moi, je ne veux pas être comme les autres. Moi, je veux croire plus que les autres. Je veux pardonner plus que les autres. Rire, chanter, courir, plus que les autres. Je dis pas que je veux être meilleur que les autres. Je m’en fiche. Je veux être meilleur que moi même. Je veux être super vivant », Bouli Miro, de Fabrice Melquiot

7. Un lieu théâtral: Le TNBA à Bordeaux, le Théâtre des Îlets à Montluçon, La Passerelle à Saint Brieuc

8. Le personnage de théâtre qu’elle voudrait être: le personnage de 4.48 Psychose, de Sarah Kane

9. La pièce à offrir: Agamemnon, de Rodrigo Garcia

10. La pièce pour initier quelqu’un au théâtre: Le jeu d’histoires libres, de Fabrice Melquiot

Catégories
Quarante pièces pour votre quarantaine

J’ai trop peur et J’ai trop d’amis, de David Lescot

En 2014 paraît, J’ai trop peur, de David Lescot, sa première pièce sur l’enfance, à destination de la jeunesse. Les grandes vacances ne sont pas synonyme d’insouciance, de soleil et de plaisir pour tous les enfants. Le personnage principal de J’ai trop peur, est un petit garçon d’une dizaine d’années. Il s’apprête à passer son dernier été d’écolier avant de rejoindre le collège. Un passage redouté, qu’il appréhende chaque jour avec angoisse et apriori. Avec ce parcours initiatique nécessaire, David Lescot s’amuse avec réalisme, utilisant un humour cruel, connu des enfants. Une pensée particulière pour le personnage tordant de la petite soeur.

Six années plus tard, nous retrouvons ce petit terrorisé, le jour de sa rentrée en sixième. Dans J’ai trop d’amis, nous suivons les premiers pas et l’intégration de ce garçon projeté dans l’inconnu. Avec ce texte, David Lescot poursuit sa sensibilisation aux différentes étapes de l’enfance. Maintenant qu’il a appris à gérer et à surmonter ses peurs, le jeune garçon devra s’imposer face aux garçons et aux filles. L’humour passe toujours par le langage. Au collège, tout est formulé au premier degrés. Les adolescents s’expriment avec sérieux et gravité, il en va de leur popularité.