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10 pièces féministes

Depuis des siècles, les femmes se battent pour l’égalité et contre l’oppression. Si sur certains fronts comme le droit de vote et l’égalité d’accès à l’éducation, les combats ont été remportés, les femmes restent affectées de manière disproportionnée par toutes les formes de violence et par la discrimination dans toutes les sphères de la vie. 

Voici une sélection de 10 pièces de théâtre, qui chacune à leur manière, s’empare de ce sujet.

Ceci est mon corps, d’Agathe Charnet

À la frontière de la pop culture, de l’autofiction et de la sociologie du genre, Ceci est mon corps est une enquête menée pour relater l’histoire du corps d’une femme née dans les années 1990. Parcourir les désirs, les violences, les joies et les aspérités qui le traversent. Découvrir aussi ce qui surgit, à l’orée de la trentaine, quand ce corps devient un corps lesbien.

Les Femmes de Barbe-Bleue, de Juste avant la compagnie

Prix du jury et prix des lycéens du festival Impatience 2019.

Loin de l’image victimaire, faites place aux femmes de Barbe-bleue !

Dans le cabinet secret de Barbe-Bleue, il y a toutes les femmes qu’il a aimées puis assassinées. Elles nous racontent leurs histoires ; comment elles se sont fait séduire, comment elles ont été piégées. L’excitation, au début… Comment elles n’ont pas su s’enfuir. En rejouant leurs histoires, elles tentent de trouver des « fins alternatives », de s’entraider en vue d’une libération posthume.

La Visite suivi de Les Filles de nos filles, d’Anne Berest

Dans La Visite, seule face à ce public, qui n’est pas venu pour elle, elle se lance dans un monologue sans concessions, sans retenue, balayant de réflexions sur la maternité le mythe du parfait bonheur découlant du miracle !

Pièce éminemment féministe, Les Filles de nos filles pose la question du statut des femmes créatrices, de leur rôle dans l’évolution de l’art, de leur non-reconnaissance, spoliées qu’elles sont d’avoir inventé, d’avoir renouvelé, d’avoir créé.

Une Maison de Poupée, d’Henrik Ibsen

La pièce du Norvégien Henrik Ibsen a fait scandale quand l’Europe l’a découverte en 1879. A tel point qu’une actrice allemande avait exigé que l’auteur en réécrive la fin : Nora ne pouvait pas, selon elle, quitter sa « Maison de poupée », son mari et surtout ses enfants, pour apprendre à vivre par elle-même !

F(l)ammes, d’Ahmed Madani

Qui sont ces jeunes femmes des quartiers ? Nées de parents immigrés, elles sont seules expertes de leur réalité, de leur féminité. Point aveugle de l’histoire de l’immigration en France, les moins visibles des minorités visibles s’explorent et s’expriment.

Une Chienne, de Wajdi Mouawad

Wajdi Mouawad donne à la Phèdre d’Euripide un destin et une toute autre trajectoire. L’auteur compose une tragédie contemporaine portée par des personnages antiques, où les questions de sexualité, d’homosexualité, les droits des femmes et la lutte, toujours d’actualité, pour leur émancipation, font jour.

Guérillères ordinaires, de Magali Mougel

Ce recueil de trois textes dont la forme est celle du « poème dramatique » est centré sur la figure d’une femme à la fois enchâssée dans son quotidien et emblématique d’une condition.

Dans chacune des pièces, ces femmes sont amenées à prendre position face à ce qui leur est imposé et à réagir envers les autres et elle-même par une violence qui fait écho à celle subie.

L’Histoire d’une femme, de Pierre Notte

«  J’ai vu un homme à vélo, se rapprocher d’une passante, elle traversait la rue, il roulait, je l’ai vu ralentir, lui mettre une main aux fesses, et repartir en riant. La femme s’est effondrée, au milieu de la route qu’elle traversait. Je me suis approché, je voulais lui demander pardon au nom de toute l’humanité des hommes, elle m’a rejeté, parce qu’elle a vu en moi une autre menace, un autre danger masculin. Je suis parti, j’ai pleuré, j’ai voulu écrire l’histoire d’une femme qui n’en peut plus d’avoir à supporter une société d’hommes. » – Pierre Notte

La Violence des potiches et autres monologues féminins, de Marie Nimier

Elles parlent toutes de leur corps et parfois, du corps des autres, passants, clients, amants, fils, maris… Corps aimés, corps silencieux, immobiles, heureux, morts, attendris, étrangers, exultants. Epluchant des oignons, repassant des chemises, assis au volant d’un taxi ou sur un tabouret de bar…

Dissection d’une chute de neige, de Sara Stridsberg

Christine de Suède, une personnalité duale, impulsive et réfléchie, amant et amante, émancipée et tyrannique, qui refuse de se plier aux exigences du pouvoir dont elle hérite à l’âge de six ans, à la mort de son père. Passionnée d’arts et de philosophie, rétive aux injonctions de ses sinistres conseillers, elle questionne les représentations de la royauté et les attributs normatifs de la féminité

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